Les troubles de l’écriture ont plusieurs origines qui s'associent le plus souvent (à coté de la spécificité de l’orthophonie) :
- Neuro-motrices : qui relèvent d’un handicap neurologique ou musculaire
- Psychomotrices : l’écriture se construit après avoir acquit une gestuelle, une structure de l’espace, une rythmique, et une élaboration du langage suffisamment développés ; pré-requis se construisant depuis la naissance
- Graphomotrices : coordination occulo-manuelle, motricité fine, vitesse s’ajoutent aux fonctions psychomotrices,
- Graphiques : liées aux capacités d’abstraction acquises par la gestuelle notamment et au niveau d’intérêt pour cette représentation graphique : géométrie, dessin, calligraphie, esthétisme
- Mécanismes opératoires : perception, analyse, mémorisation, synthèse & conceptualisation, reproduction cérébrale : par exemple, les personnes ayant une faculté de pensée rapide ou ayant un QI élevé pourront être freinés par l'écrit,
- Psychologiques : facteur important, l’écriture est un mode particulier pour communiquer & donner à l’autre : par l'abstrait qui renforce nos sentiments inconscients et sans le voir directement. Les mots lus et écrits sont aussi un acte “indélébile” de notre pensée et notre personnalité, avec toute l’importance d'une trace écrite pour ne pas oublier. Autant de mécanismes sollicitent nos sentiments profonds, et nos envies de transmettre & recevoir.
Ces diverses origines orienteront les modes thérapeutiques :
Psychomotricité, Graphomotricité, Graphothérapie et/ou Psychothérapie (l’Orthophonie s’occupe des mécanismes d’acquisition et de reproduction de la langue écrite et de ses signes ; elle ne se confond pas avec les pré-requis, la gestuelle source d’abstraction, et la psychologie.)
L’enfant est confronté, entre autres, à plusieurs processus : adopter notre code abstrait et obligatoire, respecter ses règles et entrer “dans la grande école”. Peu après, il devra acquérir la vitesse d’écriture pour répondre aux performances scolaires, puis, créer naturellement sa propre forme des lettres correspondant à sa personnalité psychomotrice et psychologique. Ceci distinguera presque définitivement son écriture personnelle du modèle scolaire d’origine.
Ces étapes incontournables peuvent être source de contradictions & difficultés : quitter son monde de l’enfance pour utiliser des signes “à distance”, accepter les codes et règles des adultes, faire face à la rapidité, la concurrence et l’exigence de résultats, transformer un enseignement professoral en actes personnels. (Les troubles de l’écriture peuvent être, aussi, un symptôme ou le masque d’autres souffrances.)
Pour les adultes, ces mêmes règles subsistent bien sur, selon leurs origines, avec un contexte plus élargi : Travail professionnel, performances & exigences de résultats, communication, relations sociales …
Thérapeutique :
Dans nombre de cas son objectif dépasse la recherche de la détente neuro-musculaire au profit d’une découverte de son corps, sa dynamique, et tous les éléments qui le compose. L’effet thérapeutique sur l’équilibre neuro-physiologique est bien connu.
Elle permet d’harmoniser et réguler les liens entre nos fonctions somatiques et psychiques ;
La relaxation “globale” est un moyen de travail sur soi - psyché, soma, émotions - qu’utilisent les psychothérapeutes spécialisés. Elle s’adresse au sujet dans son unité (cf. l’organisation psychomotrice) en travaillant, cette fois-ci, sur la signification et les liens entre tous nos langages, comportements et manifestations : corporel, parlé, psychique)
Les techniques sont aussi choisies en fonction de l’âge. (Indication parfois oubliée : elle s’adapte particulièrement à certaines difficultés de l’adolescence.)
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